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Comment s’associer sur un projet immobilier en tant que marchand de biens ?

S’associer sur un projet immobilier est une pratique courante dans l’activité de marchand de biens. Que ce soit pour augmenter sa capacité financière, accéder à des opérations plus importantes ou partager les risques, l’association peut devenir un véritable levier de croissance… à condition d’être parfaitement structurée dès le départ.

Dans cet article, nous allons voir quand, pourquoi et comment s’associer sur un projet immobilier, quels critères analyser avant de se lancer et quelle structure juridique privilégier, notamment dans le cadre d’une opération ponctuelle en marchand de biens.

marchand de biens comment s'associer sur un projet immobilier

Pourquoi l’association est-elle fréquente chez les marchands de biens ?

L’activité de marchand de biens repose sur des opérations fortement capitalistiques. Chaque projet immobilier nécessite :

  • des fonds propres conséquents,
  • une capacité d’endettement bancaire suffisante,
  • une prise de risque concentrée sur une durée relativement courte.

Contrairement à d’autres activités entrepreneuriales, un marchand de biens ne peut pas multiplier les opérations indéfiniment en solo. Il se retrouve rapidement confronté à des limites financières et opérationnelles.

C’est pourquoi l’association entre marchands de biens, ou avec des investisseurs immobiliers, est fréquente, notamment pour :

  • se positionner sur des opérations de plus grande envergure,
  • mener plusieurs projets immobiliers en parallèle,
  • optimiser la gestion et la répartition des risques.

Si vous êtes au début de votre parcours, il est indispensable de maîtriser l’ensemble des bases du métier. Pour cela, consultez notre guide complet pour comment devenir marchand de biens.

Vidéo : comment s’associer sur un projet immobilier en marchand de biens

Quand faut-il s’associer sur un projet immobilier ?

Les limites financières du marchand de biens

Même un marchand de biens expérimenté rencontre rapidement certaines limites :

  • un plafond de capacité d’emprunt bancaire,
  • un niveau de fonds propres limité,
  • une exposition au risque trop importante sur une seule opération.

Lorsque ces seuils sont atteints, s’associer devient une décision stratégique pour continuer à se développer tout en sécurisant son activité.

Cette logique est directement liée au financement de l’activité de marchand de biens, un sujet clé que nous détaillons dans notre article dédié sur le financement du marchand de biens.

Association ponctuelle ou association long terme

Il existe deux grandes formes d’association :

  • l’association ponctuelle, limitée à une seule opération immobilière,
  • l’association durable, inscrite dans une stratégie de développement à long terme.

Dans la majorité des cas, les marchands de biens privilégient les associations ponctuelles, plus souples et plus simples à structurer juridiquement.

Pourquoi s’associer avec un marchand de biens ou un investisseur ?

Augmenter sa capacité d’investissement

S’associer sur un projet immobilier permet de réunir davantage de fonds propres, ce qui facilite :

  • l’obtention de financements bancaires,
  • l’accès à des projets plus ambitieux,
  • la multiplication des opérations simultanées.

C’est un levier particulièrement puissant pour accélérer la croissance de son activité de marchand de biens.

Partager les risques et les compétences

Une association permet également de répartir les risques financiers et opérationnels.
Elle offre aussi la possibilité de combiner des compétences complémentaires :

  • expertise technique et gestion des travaux,
  • maîtrise juridique et fiscale,
  • capacité de financement,
  • réseau professionnel (agents immobiliers, notaires, artisans).

La fiscalité du marchand de biens est également un élément clé à anticiper lors d’une association. Pour aller plus loin, consultez notre article sur la fiscalité du marchand de biens

S’associer quand on débute comme marchand de biens

Pour une personne qui débute, s’associer peut être un véritable accélérateur de progression :

  • apprentissage terrain aux côtés d’un professionnel expérimenté,
  • réduction des erreurs coûteuses,
  • crédibilité renforcée auprès des banques et partenaires.

Attention : un débutant doit impérativement apporter une valeur ajoutée claire à l’association.

Posez-vous cette question essentielle :

Pourquoi un marchand de biens confirmé accepterait-il de s’associer avec moi ?

Cela peut être :

  • du temps et une forte implication opérationnelle,
  • une capacité de sourcing et d’analyse de projets,
  • un réseau local solide,
  • des compétences spécifiques (travaux, finance, juridique).

Quel critères prendre en compte avant de s’associer ?

Compatibilité humaine et vision commune

Une association est un engagement fort, souvent sous pression (délais, financement, travaux).
Il est donc indispensable de :

  • bien connaître son futur associé,
  • partager une vision commune du risque et de la rentabilité,
  • avoir un état d’esprit compatible sur la gestion des projets.

Répartition des rôles et pouvoir décisionnel

Avant même de lancer l’opération, vous devez définir précisément :

  • qui est le décideur final,
  • qui gère l’opération au quotidien,
  • comment sont prises les décisions stratégiques.

Une mauvaise répartition des responsabilités est l’une des principales causes d’échec des associations immobilières.

Comment s’associer juridiquement entre marchand de biens ?

Plusieurs montages juridiques sont possibles pour s’associer sur un projet immobilier :

  • création d’une société commune (SAS ou SARL),
  • création d’une société en participation (SEP),
  • mise en place d’un pacte d’associés,
  • apport en compte courant d’associé,
  • entrée d’un associé au capital,
  • emprunt obligataire (avec vigilance réglementaire)

Le choix du montage dépend principalement :

  • de la durée du projet,
  • du montant des capitaux engagés,
  • du rôle de chaque associé.

Le choix du montage juridique dépend principalement du rôle de chaque associé et doit être cohérent avec le statut juridique marchand de biens.

La société en participation (SEP) : la structure la plus utilisée

La société en participation (SEP) est particulièrement adaptée aux associations ponctuelles entre marchands de biens.

Ses principales caractéristiques :

  • au minimum deux associés (personnes physiques ou morales),
  • absence d’immatriculation au RCS,
  • pas de capital social minimum,
  • pas de personnalité morale,
  • grande liberté contractuelle.

Même si elle est souple, la rédaction de statuts précis est indispensable pour sécuriser juridiquement l’association.

Société occulte ou ostensible

La SEP peut être :

  • occulte, lorsqu’elle n’est pas révélée aux tiers,
  • ostensible, lorsqu’elle est connue des partenaires (banques, notaires, vendeurs).

Le choix dépend du montage juridique et du niveau de transparence souhaité.

Quelle structure juridique choisir selon le projet immobilier ?

Il n’existe pas de solution unique. Chaque projet doit être analysé en fonction :

  • de la nature de l’opération immobilière,
  • de sa durée,
  • du montant investi,
  • de la répartition des rôles entre associés.

Dans certains cas, une indivision, la création d’une société dédiée ou l’entrée d’un associé au capital peuvent être plus adaptées qu’une SEP.

Conclusion : faut-il s’associer sur un projet immobilier ?

S’associer sur un projet immobilier peut être un formidable levier de développement pour un marchand de biens, à condition que :

  • l’association soit réellement complémentaire,
  • les objectifs soient clairs et partagés,
  • le cadre juridique soit sécurisé dès le départ.

Une association bien structurée permet de sécuriser les opérations, accélérer la croissance et accéder à des projets plus ambitieux.

Pour maîtriser l’ensemble du parcours et structurer durablement votre activité, consultez notre guide complet : comment devenir marchand de biens.

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