Comment faire une bonne affaire immobilière : guide pour les marchands de biens
Trouver une bonne affaire immobilière est l’étape clé pour réussir en achat-revente ou dans l’activité de marchand de biens. Identifier le bon bien, calculer correctement la rentabilité, anticiper les contraintes techniques et administratives, et sécuriser votre opération vous permettra de générer des marges importantes tout en limitant les risques.
Pour découvrir toutes les bases du métier et comment structurer vos projets, consultez notre guide complet sur comment devenir marchand de biens, qui détaille les stratégies, la fiscalité et le fonctionnement de l’activité.
Qu’est-ce qu’une bonne affaire immobilière pour un marchand de biens ?
Une bonne affaire immobilière est un bien qui vous permet de :
- Générer une marge intéressante par rapport au coût total du projet (idéalement ≥ 20 %)
- Être réalisable techniquement et administrativement
- Être vendu rapidement pour sécuriser votre trésorerie
Astuce : La marge se fait principalement à l’achat. Acheter au juste prix est la clé pour réussir vos opérations.
1. Calculer la rentabilité réelle du projet
Pour savoir si une affaire est rentable, incluez tous les coûts :
- Prix d’achat du bien
- Frais annexes : notaire, agence, financement
- Travaux éventuels
- Marge nette visée : minimum 20 %
Exemple concret :
- Achat : 400 000 €
- Travaux : 50 000 €
- Frais de notaire : 8 000 €
- Prix de revente : 500 000 €
Marge nette : 500 000 – (400 000 + 50 000 + 8 000) = 42 000 € → 8,4 % → pas suffisant.
Une bonne affaire devrait offrir ≥ 20 %, soit ici 100 000 €.
Pour comprendre comment optimiser vos marges et la plus-value d’un marchand de biens, consultez notre article dédié sur la plus-value d’un marchand de biens.
2. Vérifier la faisabilité administrative et technique
Même si le projet semble rentable, il doit être réalisable :
- Urbanisme et réglementations : permis de construire, autorisations, zonage
- Travaux et normes techniques : état du bien, sécurité, coûts des rénovations
Astuce : Un projet irréalisable, même avec une belle marge, n’est jamais une bonne affaire.
Pour sécuriser vos opérations, vous pouvez croiser ces vérifications avec les conseils de notre article sur les assurances pour marchands de biens, qui explique comment protéger vos projets pendant la rénovation.
3. Prendre en compte la durée de l’opération
La durée de votre projet impacte directement la rentabilité :
|
Type de projet |
Durée estimée |
Considérations |
|
Rénovation d’un appartement |
2–3 mois |
Plus rapide, moins de frais financiers |
|
Division parcellaire / promotion |
12–24 mois |
Rentabilité doit compenser le temps et les risques |
La durée impacte directement la rentabilité et la trésorerie. Pour mieux maîtriser vos délais et anticiper les ventes, consultez nos stratégies dans Marchand de biens : quel type d’opération choisir quand on débute ?.
4. S’assurer de maîtriser le projet
Pour piloter correctement votre opération :
- Commencez par des projets simples si vous débutez
- Prévoyez un budget pour les imprévus (5–10 %)
- Travaillez avec des professionnels compétents : architectes, artisans, notaires
Pour sécuriser vos frais et calculer précisément votre rentabilité, n’oubliez pas de consulter notre guide sur les frais de notaire pour un marchand de biens.
5. L’emplacement du bien : critère stratégique
L’emplacement est le facteur le plus important pour réussir une opération :
- Quartiers en développement → forte demande, revente rapide
- Biens sur le marché depuis longtemps → possibilité de négociation
- Proximité commodités et transports → attractivité élevée
Quartiers en développement, proximité des commodités et temps de marché sont cruciaux. Une bonne compréhension du marché permet de convaincre la banque et de se protéger contre les baisses de prix. Vous pouvez approfondir ces analyses via notre article Comment estimer le prix d’un bien immobilier.
Astuce : viser une marge de 20 % permet de convaincre plus facilement votre banque et de se protéger contre une baisse du marché immobilier.
6. Les erreurs fréquentes à éviter
- Sous-estimer les frais annexes : notaire, agence, travaux
- Ignorer la faisabilité administrative ou technique
- Se lancer dans un projet trop complexe quand on débute
- Acheter un bien trop cher → la marge doit se faire à l’achat
Pour mieux comprendre comment sécuriser vos opérations et éviter les pièges fiscaux, vous pouvez également lire notre article sur la requalification en marchand de biens.
7. Bonus stratégique : sécuriser une bonne affaire
- Négocier le prix si le bien est sur le marché depuis longtemps
- Prévoir une cagnotte pour imprévus (5–10 % du coût total)
- Faire appel à des professionnels pour valider les estimations
- Garder l’objectif de 20 % de rentabilité nette après tous frais
Questions réponses : faire une bonne affaire immobilière
Qu’est-ce qu’une bonne affaire pour un marchand de biens ?
Un bien qui génère une marge ≥ 20 %, tout en étant réalisable et facilement revendable.
Comment calculer la rentabilité d’une opération achat-revente ?
Rentabilité = (Prix de revente – Coût total du projet) / Coût total du projet × 100.
Peut-on faire une bonne affaire sans travaux ?
Oui, si vous achetez à prix bas dans un marché porteur, vous pouvez revendre sans travaux et sécuriser votre marge.
Quels critères sont les plus importants pour réussir ?
Rentabilité, faisabilité, durée, emplacement et connaissance du marché immobilier.
Conclusion
Faire une bonne affaire immobilière ne se limite pas à trouver un bien « pas cher ». Il s’agit de calculer la rentabilité, valider la faisabilité, choisir le bon emplacement, et maîtriser vos coûts.
En appliquant ces critères et en suivant nos conseils, vous maximisez vos chances de succès en tant que marchand de biens. Pour découvrir toutes les stratégies et comprendre le métier en profondeur, consultez notre guide complet sur comment devenir marchand de biens.
Cliquez sur le bouton vert pour apprendre le métier de marchand de biens en évitant les erreurs de débutants.